Voir la version complète : avez vous ce livre?
shayma00
24/05/2004, 14h10
asalam alaykoum wa rahmatoullahj
est ce que quelqu'un aurait le livre " al hassan al bassri" de ibn al jawzi aux éditions SAbil car j'ai un petit soucis ?
barakAllahou fikoum pour votre aide!
asalam alaykoum wa rahmatoullah
asalam alaykoum wa rahmatoullahj
est ce que quelqu'un aurait le livre " al hassan al bassri" de ibn al jawzi aux éditions SAbil car j'ai un petit soucis ?
barakAllahou fikoum pour votre aide!
asalam alaykoum wa rahmatoullah
wa alaykoum salam wr wb
kheir in châ Allah
je remonte ton post :-)
prends soin de toi miss
shayma00
28/05/2004, 16h17
wa alaykoum salam wr wb
kheir in châ Allah
je remonte ton post :-)
prends soin de toi miss
wa alaykoum salam wa rahamtoullah
barakAllah ou fiki poulette !! j'espère que tu vas bien les révisions :-@
sinon pour le livre c'est bon mon problème est presque réglé qu'Allah swt fasse miséricorde a tout ceux qui ont voulu m'aider et qui les illumine de Sa lumière ! Amine
je vais vous donner un extrait de ce livre que je conseille vivement a tout ceux qui veulent lire car ce livre est plein de sagesse, de moralité..
donc AL Hassan al Bassri ' quAllah swt lui fasse miséricorde" disait : "O fils d'Adam! comme tu es faible et comme est grande ton inattention! Tu criques les gens pour leurs péchés et tu oublie les tiens! Tu vois le brin de paille dans l'oeil de ton frère et tu ne vois pas le tronc qui est étalé dans ton oeil! Comme tu es injuste et comme est grande ton injustice"
Il disait : " Si tu vois dasn ton enfant une chose que tu désapprouves, cherche à contenter ton Seigneur, c'est-àa-dire revient à Lui et repens-toi, et demande Lui de te pardonner tes péchés"
Il disait aussi :"Le fils d'Adam est entre 3 choses: un malheur qui va lui arriver, un bienfait éphèmère et une mort fatale."
soubhanAllah
j'ai d'autres extraits et si vous le souhaitez je vous les transmettrai .
asalam alaykoum wa rahmatoullah
nouredine1
28/05/2004, 16h26
salam aleykoum!!
barakAllahou fik pour tes extraits, n'hésites pas à en donner d'autres!!!:-)
shayma00
29/05/2004, 13h17
salam aleykoum!!
barakAllahou fik pour tes extraits, n'hésites pas à en donner d'autres!!!:-)
wa alaykoum salam wa rahmatoullah
fik barakallah
incha Allah je pense je ferai un post sur ce livre car vraiment il est très intéressant mais là j'ai pas fini de le lire!!!
nouredine1
29/05/2004, 13h58
salam aleykoum wr wb!
ok çà marche, dès que tu as fini, tu nous fais un rapport incha'Allah!;-)
farahtoun
01/06/2004, 13h36
il me semble, wa Allahou 'alem que Hassan el Bassri est le grand père de Tariq Ramadan...
c'est une soeur qui m'avait dit ça. en tous cas, si c'est vrai, macha Allah la généalogie, qu'Allah nous accorde des familles vertueuses à tous incha'llah.
il me semble, wa Allahou 'alem que Hassan el Bassri est le grand père de Tariq Ramadan...
c'est une soeur qui m'avait dit ça. en tous cas, si c'est vrai, macha Allah la généalogie, qu'Allah nous accorde des familles vertueuses à tous incha'llah.
Salamou Alaykoum
Non oukhty , le grand père de T. et de Hani Ramadant, c'est Hassan El Banna, c'est pô pareil ...... :-S
Assalamou Alaykoum
Sheikh Hasan Al-Bannâ
PS: rien avoir avec la manière dont le dépeint la presse: ils commencent toujours par " H Al Banna fondateur des frères musulmans", on a l'impression qu'il a créé ché pas quoi d' monstrueux.... :-D
http://www.islamophile.org/spip/IMG/art39-1.gif
Né en 1906 à Al-Mahmûdiyyah, Province de Buhayrah, Egypte Mort en martyre en 1949
Sa jeunesse
Sheikh Hasan Al-Bannâ naquit en Egypte à Al-Mahmûdiyyah, dans la province de Buhayrah. Son père, Sheikh Ahmad `Abd Ar-Rahmân Al-Bannâ, fut un savant actif connu pour sa générosité, son caractère aimable, sa piété et ses efforts pour réconcilier les gens. Sheikh Ahmad `Abd Ar-Rahmân Al-Bannâ était spécialisé dans les sciences de la Sunnah ; il laissa un certain nombre d’ouvrages traitant du Hadîth dont Al-Fath Ar-Rabbâni li Tartîb Musnad Al-Imâm Ahmad, i.e., "Les illuminations divines pour organiser Musnad de l’Imâm Ahmad".
Dans son enfance, Sheikh Hasan Al-Bannâ s’impliqua dans des activités islamiques visant à répandre la vertu et à lutter contre les actes et les paroles blâmables. Avec ces camarades d’école, ils créèrent l’Association de l’Ethique Religieuse (Djam`iyyat Al-Akhlâq Ad-Dîniyyah) ainsi que l’Association de la Lutte contre l’illicite (Djam`iyyat man` Al-Moharramât). A l’âge de douze ans, il participa à la Révolution de 1919.
Son attachement à la Tarîqah Husâfiyyah, une confrérie soufie en Egypte, enrichit sa spiritualité depuis sa jeunnesse.
Son éducation et ses activités
Premier au classement, Sheikh Hasan obtint son diplôme de l’Université de Dâr Al-`Ulûm. Il fut nommé professeur dans une école de la ville d’Ismâ`îliyyah. Là-bas, il poursuivit son travail de prédication avec une approche originale. Il décida d’aller à la rencontre des gens dans leurs points de rassemblement. Ainsi prêcha-t-il dans des cafés. On le vit également, debout dans la plus grande place de la ville, levant le Coran avec la main droite et appelant les gens en disant : « Le droit Chemin est ici ! ».
Sa démarche fut fructueuse. En peu de temps, il parvint à rallier beaucoup de coeurs et d’énergie autour de lui, pour servir l’Islam, à une époque où le monde islamique sombrait sous la botte de la colonisation. Il avait un espoir : voir les musulmans battre du même cœur et se pardonner mutuellement.
Fondation de l’Association des Frères Musulmans
Al-Bannâ parvint à établir des bases solides pour une activité islamique réfléchie et réformatrice. Avec six autres membres, il prit l’initiative de fonder le premier noyau de l’Association des Frères Musulmans (Djamâ`ah Al-Ikhwân Al-Muslimîn) en mars 1928. En 1932, il fut appelé à travailler au Caire. C’est là un point tournant dans l’activité de l’Association des Frères Musulmans.
Le projet islamique qui anima la pensée d’Al-Bannâ englobait toute la communauté musulmane. Il ne s’agissait pas d’un projet local pour la société égyptienne. Cela se traduit en peu de temps, par la propagation de l’appel d’Al-Bannâ dans divers pays islamiques où il voyagea pour ancrer sa prédication et harmoniser les activités des Frères Musulmans.
Appelant à une réforme pacifique au sein des sociétés musulmanes à tous les niveaux - individuel et collectif - Al-Bannâ voyait toutefois la nécessité d’une lutte armée pour libérer la Palestine et toute terre injustement occupée par la botte de la colonisation. C’est ainsi que de nombreux membres des Frères Musulmans participèrent aux combats de 1948 en Palestine.
Al-Bannâ et son dernier souffle
L’influence et la popularité des Frères Musulmans prirent des proportions importantes, voire gênantes selon des hommes au pouvoir qui jugèrent bon de liquider l’Association des Frères Musulmans en assassinant son leader.
Un complot sous le nom de « la Réconciliation » de l’Association des Frères Musulmans avec le gouvernement fut organisé. Plusieurs sessions de négociations étaient prévues. Al-Bannâ en sa qualité de leader de l’Association et son porte-parole participa aux négociations tenues au Caire, dans les locaux de l’Association Des Jeunes Musulmans. Après les négociations, il salua l’assemblée du gouvernement et se dirigea vers le portail. Dans la rue, devant le bâtiment de l’Association, il fut abattu. Gravement blessé, on lui appela une ambulance et il fut transporté à l’hôpital de Al-Qasr Al-`Aini, noyé dans son sang. Son âme retourna ainsi à Son Créateur le 12/02/1949. Puisse Dieu le compter parmi les martyrs : « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus * et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. * Ils sont ravis d’un bienfait d’Allah et d’une faveur, et du fait qu’Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants » [Sourate 3, Âl Imrân, versets 169 à 171].
Témoignage de son petit-fils : Tariq Ramadân.
Ci-dessous, un extrait du livre Islam, le Face à Face des civilisations, écrit par Tariq Ramadân, un des petits-fils de Sheikh Hasan Al-Bannâ, lui rendant hommage.
« Il [le gendre de Hasan Al-Bannâ, i.e. père de Tariq Ramadân] avait tout appris d’un homme qui lui avait tant donné, tant offert et qui très tôt, l’avait formé et protégé. A son sujet, il était intarissable : Hasan Al-Bannâ, par son total dévouement à Dieu et à ses enseignements, avait mis la lumière en son cœur et tracé le chemin de son engagement. A tous ceux qui le critiquaient, qui parlaient sans l’avoir même rencontré, ou entendu, ou seulement lu, il rappelait combien, à ses côtés, il avait appris la spiritualité, l’amour, la fraternité et l’humilité. Des heures durant, il faisait naître de sa mémoire les événements et les instants qui l’avaient marqué alors qu’il était comme son fils et qu’on l’appelait « le petit Hasan Al-Bannâ ». La foi profonde de son maître, sa dévotion, son intelligence, sa science, son ouverture d’esprit, sa bonté et sa douceur étaient les qualités qui émanaient de façon permanente de ses descriptions. Souvent, il parlait de sa détermination dans son engagement de tous les instants contre le colonialisme, contre l’injustice, pour l’islam : cette détermination n’a jamais été une caution à la violence qu’il refusait, comme il refusait l’idée d’une « révolution islamique ». La seule exception concernait la Palestine : le message d’Al-Bannâ était clair ; la résistance armée s’impose face aux desseins terroristes d’Irgun ou de l’ensemble des colons sionistes. Il avait appris de Hasan Al-Bannâ, comme il le dit un jour, « à poser le front à terre » : le vrai sens de la prière donnant force, dans l’humilité, au sens d’une vie entière. Il avait appris enfin à tout donner : après l’assassinat de son maître, en 1949, il retint la leçon et sacrifia tout pour faire entendre le message libérateur de l’islam. L’histoire est écrite par les puissants ; les pires calomnies avaient été dites à propos de l’Imâm Hasan Al-Bannâ : il n’eut de cesse d’écrire et de dire les vérités dont il s’était nourri. Mais l’amour du pouvoir des despotes a causé la mort et répandu le sang, beaucoup de sang ; et tellement de tortures. »
Témoignage de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî
"Celui qui me marqua le plus, c’est le martyr, l’Imâm Hasan Al-Bannâ. Il fut un savant en religion - au plus haut niveau qui puisse exister en matière de `Aqîdah (credo) et Sharî`ah. Il fut de plus un orateur éloquent. Ses discours étaient toujours axés sur les fondements et non les sujets insignifiants, sur les réalités et non les illusions. Hasan Al-Bannâ avait compris la situation critique de l’Islam après l’effondrement du Califat et de l’Etat islamique. Les impérialistes étaient alors venus usurper les richesses de l’Islam en Orient et en Occident. L’homme s’opposa à leur force destructive en formant des groupes islamiques qui furent fiers de leur foi et fermement attachés à la vérité, malgré les obstacles et quelles que soient les conséquences.
Hasan Al-Bannâ était l’ami de chaque croyant qu’il rencontrait. Celui qui le rencontrait était enveloppé généreusement par sa tendresse. On sentait qu’il était devenu un cher ami. Il veillait toujours à ne pas gaspiller du temps dans les paroles futiles. Il n’y avait pas une seule minute, je dirais même une seule seconde, qui s’écoulerait sans qu’il ne serve l’islam. Il servait l’islam par un mot, par un conseil, par une action productive, par une plaisanterie qui visait à établir l’amour entre les c ?urs.
Hasan Al-Bannâ avait une mémoire photographique. C’est comme s’il se rappelait les évènements et les noms en tournant une cassette vidéo. Si quelqu’un le rencontrait et discutait un problème avec lui en mentionnant le nom de ses frères et sœurs et si il revenait le voir quelques années plus tard, il [Al-Bannâ] commencerait la conversation en prenant des nouvelles des frères et sœurs mentionnés, un par un. Il pouvait aussi continuer la discussion d’un problème ou d’évènements évoqués il y a quelques années, comme si cela avait eu lieu juste la veille.
La vérité est que Hasan Al-Bannâ fut un aimant sincère. On pouvait le voir étreindre un simple ouvrier portant des habits salis. Cela ne l’empêchait guère d’exprimer son amour. En fait, Hasan Al-Bannâ est tellement distingué par de si nombreux aspects qu’il me faut un livre séparé pour détailler cela."
Assalamou Alaykoum
Pour H. El Bassri, pour ne pas faire les choses à moitié ........ ;-)
L’Imâm Al-Hasan Al-Basrî
Le grand Successeur
Sa lignée et sa naissance
Al-Hasan Ibn Abî Al-Hasan Yasâr Abû Sa`îd Al-Basrî, l’Imâm de Bassora, l’emblème de la piété, le modèle des soufis, naquit en 21 A.H. à Médine, sous le califat de `Umar Ibn Al-Khattâb. Son père était un esclave affranchi de Zayd Ibn Thâbit, et sa mère une esclave affranchie de la Mère des Croyants, Umm Salamah. Lorsque sa mère s’absentait pour accomplir une tâche qu’Umm Salamah lui avait demandée, Al-Hasan pleurait ; Umm Salamah le portait et l’allaitait. On dit que cet allaitement fut une bénédiction pour Al-Hasan. Dans son enfance, il allait s’asseoir avec les Compagnons du Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui. Notre maître `Umar Al-Fârûq invoqua Dieu d’accorder à Al-Hasan une profonde compréhension de la religion et l’amour des gens. Il apprit le Coran sous le califat de `Uthmân Ibn `Affân.
Ses qualités
Il fut connu pour son strict respect et son application de la Sunnah du Prophète - paix et bénédiction sur lui -, pour son savoir immense, son austérité, son ascétisme et son caractère charismatique qui force l’admiration et le respect.
Il fut le scribe du gouverneur de Khorasân, Ar-Rabî` Ibn Ziyâd, à l’époque de Mu`âwiyah. Il s’illustra par son courage dans les conquêtes. Il participa avec des Compagnons du Prophète à une bataille à Khorasân.
Il se distingua par sa piété, son éloquence et sa sagesse. Il ne craignait que Dieu et n’hésitait pas à rappeler les gouverneurs et les princes au droit chemin en critiquant leurs travers. Plusieurs fois, il s’opposa fermement à la déviance d’Al-Hajjâj.
Il fut considéré par le Salaf comme l’un des quarante « Saints-Substituts » (Al-Abdâl). At-Tabarâni narre dans Al-Awsat que Anas rapporta que le Prophète dit : « La terre portera toujours quarante hommes similaires à l’Ami de Dieu [Abraham], grâce auxquels les hommes reçoivent la pluie et sont secourus. Chaque fois que l’un d’eux meurt, Allah le remplace par un autre. » Qatâdah, un disciple d’Ibn `Abbâs, dit : « Il est certain qu’Al-Hasan est l’un d’eux. »
Il est l’un des grands maîtres du Hadîth. Il rapporta des hadiths de `Imrân Ibn Al-Husayn, d’Al-Mughîrah Ibn Shu`bah et d’An-Nu`mân Ibn Bashîr. Mâlik Ibn Dînâr, Humayd At-Tawîl et Abû Al-Ashhab ont narré ses hadiths. Ses hadîths sont rapportés dans les Six Recueils : Al-Bukhârî, Muslim, An-Nasâ’î, At-Tirmidhî, Abû Dawûd et Ibn Mâjah.
Abû Nu`aym Al-Asfahâni mentionne dans son ouvrage encyclopédique Hilyat Al-Awliyâ’ que `Abd Al-Wâhid Ibn Zayd, l’un des disciples d’Al-Hasan, fut le premier à bâtir une maison des hôtes et une école soufie à Abadân (actuellement à la frontière entre l’Iran et l’Irak). La réputation et la piété d’Al-Hasan Al-Basrî et de ses disciples amenèrent Sheikh Ibn Taymiyah à écrire : « Le soufisme a pour origine Bassora. » (At-Tasawwuf dans Al-Fatâwâ Al-Kubrâ). Plus précisément, Bassora est l’un des premiers centres où apparurent des écoles d’auto-discipline, de purification des cœurs et d’ascétisme, fondées sur le Coran et la Sunnah, connues plus tard sous le nom de soufisme sunnite (at-tasawwuf as-sunnî).
Ibn Al-Jawzî écrivit un livre d’une centaine de pages intitulé Adab Ash-Shaykh Al-Hasan Ibn Abî Al-Hasan Al-Basrî, dans lequel il décrit les vertus d’Al-Hasan Al-Basrî. Aussi, dans son livre Sifat As-Safwah, il cite certaines narrations selon lesquelles Al-Hasan aurait laissé à sa mort une cape en laine qu’il a portée pendant vingt ans, en hiver comme en été, et qui était restée propre, belle impeccable.
L’Imâm donne le bon exemple
Dans son livre Discours du cœur, Sheikh `Abd Al-Hamîd Kishk, qu’Allâh lui fasse miséricorde, consacre le chapitre sur "la foi et le bon exemple" à un extrait de la vie de l’Imâm Al-Hasan Al-Basrî.
"Il me vient à l’esprit un spectacle grandiose, à savoir cette noble attitude du pieux Al-Hasan Al-Basrî, l’Imâm des prédicateurs, qu’Allâh l’agrée, vis-à-vis des esclaves de Bassora.
Un jour, ils se dirigèrent vers lui et dirent : Ô pieux de la religion ! Nos maîtres nous maltraitent, leurs cœurs ont durci envers nous et nous sommes venus à toi pour que tu incites à l’affranchissement des esclaves dans ton prochain sermon du vendredi. Il accepta leur demande et promit de donner suite à leur souhait. Des vendredis se succédèrent sans qu’Al-Hasan évoque le souhait des esclaves. Un vendredi, il monta sur la chaire et donna un sermon sur l’affranchissement des esclaves. Chaque fidèle ayant entendu le sermon dans la mosquée libéra son esclave après la prière.
Une fois affranchis, ils se réunirent chez Al-Hasan et lui parlèrent en ses termes : "Ô pieux de la religion, nous avons un reproche à te faire". "A quel sujet ?", répondit-il. Ils dirent : "Pourquoi as-tu attendu toutes ces semaines pour parler de notre affranchissement alors que tu savais à quel point nous en avions besoin ?" Il leur répondit en des termes qui méritent d’être écrits sur des feuilles de lumière avec des lettres d’or. Il répondit avec la certitude de la foi et de la vérité manifeste : "Ce qui m’a retardé, c’est que je n’avais pas d’esclaves ni de quoi en acheter un. Lorsque Allah m’a accordé un peu d’argent, j’ai acheté un esclave et je l’ai affranchi. Ainsi, lorsque j’ai appelé les gens à affranchir leurs esclaves dans mon sermon, leur cœur étaient ouverts à ma parole, car j’avais appliqué en premier lieu ce que je demandais à autrui."
Quelques-unes de ses paroles
Il disait : « Quiconque vénère le dirham, Dieu le rabaisse. » ; « Le paradis n’a jamais été aussi embelli pour une communauté comme il l’a été pour cette communauté, et pourtant tu ne lui trouves pas d’amoureux. ».
Il éprouvait une très grande crainte révérencielle envers Dieu et craignait de mériter le châtiment divin après la mort. C’est pourquoi il disait : « La mort a fait éclater au grand jour la vérité de la vie ici-bas si bien qu’elle n’a laissé de place à la joie que pour ceux qui sont doués d’intelligence. » Un jour, on le vit pleurer, on lui en demanda la raison. Il répondit : " Je crains que demain, Dieu me jette en enfer sans s’y attarder."
L’Imâm Al-Ghazâlî dit dans son épître Mon Fils :
"On rapporte qu’on donna de l’eau fraîche à Al-Hasan Al-Basrî, qu’Allâh lui fasse miséricorde. Quand il prit le verre ou le récipient, il s’évanouit et le verre tomba de sa main. Quand il se réveilla, on lui dit : "Qu’as-tu ô Abû Sa`îd ?", il répondit : "Je me suis souvenu des vœux des gens du Feu quand ils diront aux gens du Paradis : "‹Déversez sur nous de l’eau, ou de ce qu’Allah vous a attribué.›" [1]"
On relate que lorsque `Umar Ibn `Abd Al-Azîz devint calife, il écrivit à l’Imâm Al-Hasan : « Je suis éprouvé par cette responsabilité, conseille-moi des gens qui m’aideront à l’honorer ». Al-Hasan lui répondit : « Quant aux gens attachés à la vie présente, tu n’en veux pas, et quant ceux attachés à l’au-delà, ils ne veulent pas de toi. Cherche donc secours auprès de Dieu. »
Il dit également : « Nous badinons, mais qui sait ? Peut-être que Dieu a regardé une partie de nos œuvres et a dit : « Je n’en agrée aucune ». Malheur à toi fils d’Adam ! Combats-tu Dieu ? Quiconque désobéit à Dieu, il Le combat ! Par Dieu ! J’ai vu des vétérans de Badr. Leurs vêtements étaient pour la plupart de laine. Si vous les aviez vu, vous auriez dit qu’ils avaient perdu la raison, et s’ils voyaient les meilleurs parmi vous ils diraient : « Ces gens ne cherchent pas de part dans l’au-delà. » et s’ils voyaient les pires ils diraient : « Ces gens ne croient pas au Jour du Jugement. » J’ai vu des hommes pour qui le monde avait moins de valeur que la poussière sous leurs pieds. J’ai connu des hommes qui, revenant le soir chez eux et ne possédant que leur propre repas, auraient dit : « Je ne dois pas manger tout cela. Je dois en donner une partie pour l’amour Dieu. » (conférer Hilyat Al-Awliyâ’ de Abû Nu`aym).
Al-Hasan Al-Basrî dit aussi : « Quel mauvais Serviteur de Dieu ! Je parle d’un Serviteur qui correspond à la description suivante : - Il demande le pardon alors qu’il se complait dans le péché et les actes de désobéissance. - Il se comporte d’une façon humble et soumise afin de paraître loyal aux yeux des autres, alors qu’en réalité il feint pour dissimuler sa perfidie. - Il interdit le blâmable, mais il ne s’abstient pas de le faire lui-même. - Il recommande ce qui est bien, mais ne se conforme pas à ses propres recommandations. - S’il donne, il le fait avec avarice, et s’il refuse de donner, il le fait sans s’excuser. - S’il est en excellente santé, il se sent tranquille, mais s’il tombe malade, il est plein de remords. - S’il est pauvre, il se sent triste, et s’il devient riche, il est sujet à la tentation. - Il espère le salut, mais n’agit pas en conséquence. - Il craint le châtiment, mais ne cherche pas à s’en prémunir. - Il souhaite recevoir plus de bienfaits, mais il ne remercie pas pour ce qu’il a déjà reçu. - Il aime l’idée de la récompense spirituelle, mais il ne s’astreint pas à la patience. - Il s’empresse de dormir et remet son jeûne à plus tard. » (Conférer Ghunyat At-Tâlibîn de Sheikh `Abd Al-Qâdir Al-Jilânî, qu’Allâh lui fasse miséricorde)
Témoignages à son sujet
L’Imâm An-Nawawî dit : « Al-Hasan fut une sommité, un érudit raffiné, un jurisconsulte, un homme de confiance, un dévot, un ascète au savoir abondant, au discours éloquent et au visage gracieux. »
L’Imâm Al-Ghazâli dit : « Al-Hasan est celui dont les paroles étaient les plus proches de celles des Prophètes et celui dont l’exemple se rapprochait le plus des Compagnons du Prophète - paix et bénédictions sur lui. »
Yazîd Ibn Hawshab décrit la piété d’Al-Hasan, disant : "Je n’ai vu plus craintif envers Dieu qu’Al-Hasan Al-Basri et `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz, à croire que l’enfer n’a été créé que pour eux."
Maslamah Ibn `Abd Al-Malik disait : « Comment peuvent s’égarer des gens qui comptent parmi eux un homme comme Al-Hasan... »
Quand on évoque "Al-Hasan" sans autre précision, dans les livres traitant de jurisprudence, de hadiths, de personnages éminents, d’ascétisme, de soufisme et de bonnes manières, c’est de lui qu’il s’agit.
Il composa une exégèse du Coran intitulée Tafsîr Al-Qur’ân et un ouvrage traitant des vertus de La Mecque, Fadâ’il Makkah.
Ce géant de l’islam retourna à Dieu en 110 A.H. à l’âge de 89 ans.
[1] Sourate 7 intitulée les Limbes, Al-A`râf, verset 50.
farahtoun
01/06/2004, 14h21
Salamou Alaykoum
Non oukhty , le grand père de T. et de Hani Ramadant, c'est Hassan El Banna, c'est pô pareil ...... :-S
oups ji mi trompiiiiiiiiiiiiii :-$
shayma00
01/06/2004, 16h24
asalam alaykoum wa rahmatoullah
barakAlalh ou fiki lawaria pour ces extraits !!
j espère que tu vas bien aussi depuis le temps !!! ;-)
asalam alaykoum wa rahmatoullah
barakAlalh ou fiki lawaria pour ces extraits !!
j espère que tu vas bien aussi depuis le temps !!! ;-)
Wa Fiki BarakAllah, oukhty El Habiba !!!!Je ne vous voie peut-être plus, mais " loin des yeux n'est pas loin du... (l) ...
Wa Salam
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